Nous vous recommandons d'utiliser l'un de ces navigateurs pour plus de rapidité, de performance et de sécurité.
Choisissez un autre navigateur :Comme tous les autres enfants, les enfants enrôlés au sein de groupes armés ont besoin d’amour, de soins et de sécurité. Ils rêvent de l’avenir, font des blagues, jouent au football et veulent gagner. C’est normal, c’est de leur âge. Mais ils ont vécu des expériences particulières qui les suivront pour leur reste de leur vie.
Thomas (nom d'emprunt) a 12 ans, c’est un « enfant soldat », un enfant lié à une force ou un groupe armé. Selon les Principes de Paris, le terme désigne « toute personne âgée de moins de 18 ans, enrôlée ou exploitée dans un conflit armé ou un groupe armé, à quelque titre que ce soit. »
L'exploitation des enfants dans les situations de conflit ne se limite pas au port d'une arme ou à la participation à un combat. Il arrive fréquemment que les enfants, garçons et filles, soient utilisés comme messagers, espions, porteurs, cuisiniers, boucliers vivants ou objets sexuels. Ce sont des situations que l'on observe principalement au sein des groupes armés non gouvernementaux : rebelles, guérillas, terroristes, etc.
Les enfants sont enlevés ou recrutés de force, mais parfois ils rejoignent d'eux-mêmes des groupes armés parce qu'ils n'ont plkus aucune autre perspective. Il s'agit d'enfants pauvres, marginalisés ou maltraités. La plupart de ces enfants seront traumatisés à vie et à des degrés divers.
Une fois qu’un enfant est libéré d’un groupe armé, un programme de réintégration de 3 ans débute. L’enfant se voit attribuer un assistant social qui l’accompagnera pendant l’ensemble du processus.
Il bénéficie d’un soutien psychologique, de soins de santé et du matériel de base pour repartir à zéro, comme des vêtements et du matériel scolaire.
Nous nous mettons également en quête de sa famille afin qu’ils puissent être réunis et nous l’aidons afin qu’il retourne à l’école et soit réintégré dans la communauté.
![]()
“Associer des enfants à des groupes armés est contraire à presque tous les droits des enfants. Ces enfants sont privés d’enfance et ont vu des choses qu’aucun enfant ne devrait voir. Mais il n’est pas trop tard pour leur offrir un avenir.”
James est encore très jeune, mais il a déjà beaucoup vécu. Lorsque la guerre civile a éclaté en 2013, il a été enlevé par un groupe armé. Pendant un combat, il a été gravement blessé à la jambe et laissé pour mort.
Une patrouille des Nations Unies l’a trouvé deux jours plus tard et ramené à la capitale Juba pour qu’il y soit soigné. James s’en est sorti et, grâce à l’aide de l’UNICEF, lui et sa famille ont été réunis quelques mois plus tard.
Il est l’un des 6 000 enfants que l’UNICEF a ramenés chez eux depuis le début de la guerre.
Ceci est une histoire vraie. En 2020, nous sommes repartis à la recherche de James afin de voir comment il se portait au sortir de son programme de réintégration.