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Choisissez un autre navigateur :Chaque enfant, y compris les adolescents, doit être protégé contre la violence, l’exploitation, les mauvais traitements, la négligence et les pratiques néfastes, mais des normes sociales, des pratiques culturelles et des crises humanitaires compromettent la sécurité et le bien-être des enfants dans tous les pays.

Les enfants sont exposés à de nombreuses formes de violence, d'exploitation et d'abus. Celles-ci se produisent dans tous les pays et dans les endroits où les enfants devraient être le plus protégés - à la maison, à l'école et en ligne. La violence contre les enfants peut être physique, émotionnelle ou sexuelle. Et dans de nombreux cas, les enfants souffrent à cause de personnes en qui ils ont confiance.
Les enfants dans les situations humanitaires sont particulièrement vulnérables. Lors de conflits armés, de catastrophes naturelles et d'autres situations d'urgence, les enfants peuvent être contraints de fuir leur foyer. En cours de route, ils peuvent être séparés de leur famille et exposés à l'exploitation et aux abus. Ils risquent également d'être recrutés par les forces armées et, pour les filles et les femmes en particulier, la menace de violence sexiste augmente.
Certaines pratiques culturelles néfastes vont aussi porter atteinte à l'intégrité physique et mentale des enfants dans plusieurs parties du monde. Des centaines de millions de filles sont victimes de mariages précoces et de mutilations génitales féminines, alors qu'il s'agit de deux violations des droits de l'homme reconnues au niveau international.
On estime que 152 millions d'enfants sont contraints de travailler et ne peuvent pas aller à l'école. La moitié d'entre eux effectuent un travail dangereux pour leur santé physique ou mentale. En outre, un tiers du nombre total des victimes de la traite des êtres humains sont des enfants.
2 enfants sur 3 sont victimes de châtiments corporels dans quasi tous les pays de la planète.
43,3 millions d'enfants ont dû fuir leur lieu d'habitation en 2022 en raison de conflits armés et de la violence
12 millions de jeunes filles doivent se marier chaque année avant l'âge de 18 ans.
200 millions de filles et de femmes doivent vivre, dans 21 pays de la planète, avec les conséquences d'une forme de mutilation génitale.
Les États parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu'il est sous la garde de ses parents ou de l'un d'eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié.
Marc joue avec les animaux en peluche qu'il a reçus de l'UNICEF à l'aéroport de Port-au-Prince. L'UNICEF fournit un soutien psychosocial, des services de protection et du matériel éducatif aux familles haïtiennes expulsées des États-Unis vers Haïti. © UNICEF/Rouzier
L'UNICEF multiplie ses interventions sur différents fronts pour offrir aux enfants un monde où ils pourront grandir en toute sécurité. Pour ce faire, nous travaillons, par exemple, avec les gouvernements dans le but d'améliorer les lois et les systèmes sociaux et de garantir ainsi une meilleure protection aux enfants contre les abus.
Deux amis jouent dehors avec leur téléphone pendant que leurs parents participent à un atelier soutenu par l'UNICEF sur la sécurité en ligne et les pratiques parentales positives à Solola, au Guatemala.© UNICEF/Willocq
Les formes de violence les plus néfastes restent souvent cachées et peuvent avoir des conséquences graves et permanentes. C'est le cas des violences physiques, émotionnelles et sexuelles - à la maison, à l'école ou en ligne. Le stress lié ces types de violence dans la petite enfance peut endommager de façon permanente le développement du cerveau.
L'UNICEF joue un rôle central dans la création de directives visant à lutter contre la violence à l'encontre des enfants dans le monde. En améliorant la disponibilité des données et en rassemblant des preuves, nous contribuons à conscientiser les communautés et les sociétés. Nous sensibilisons le public afin de faire évoluer les normes sociales et de mettre fin aux pratiques néfastes. Nous menons également des actions de plaidoyer afin de renforcer la volonté politique de mettre fin à la violence contre les enfants et de responsabiliser les décideurs.
Chancelvie a 1 jour, mais elle a déjà son certificat de naissance. Une infirmière de la polyclinique "Maman Henriette" de Kinshasa a veillé à ce que sa naissance soit enregistrée dans le registre de la population afin qu'elle puisse bénéficier de tous les services sociaux. © UNICEF/Mulala
Chaque enfant a droit à une identité légale, mais un quart des enfants nés aujourd'hui n'ont pas d'acte de naissance - leur première preuve légale d'identité.
Les conséquences pour les enfants sont extrêmement graves. Les enfants qui n'ont pas d'existence légale n'ont pas accès aux services sociaux, tels que les soins de santé, l'éducation et le système juridique. Ils ne peuvent pas obtenir de documents officiels tels que des certificats, des diplômes, des titres de propriété, des contrats de mariage, des reconnaissances de paternité... Sans certificat de naissance, le risque d'exploitation augmente également. Un enfant qui n'est pas enregistré est invisible pour les autorités - c'est comme s'il n'avait jamais existé.
L'UNICEF soutient les gouvernements pour qu'ils veillent à ce que toutes les naissances soient enregistrées, exhorte les pays à prendre leurs responsabilités pour protéger toutes les personnes de moins de 18 ans, sensibilise les parents à l'importance d'un certificat de naissance et veille à ce que les enregistrements des enfants interviennent le plus rapidement possible après la naissance.
Badsha, 11 ans, travaille comme porteur et ramasse souvent les ordures dans les rues. Il passe régulièrement du temps avec d'autres enfants qui, comme lui, vivent au centre de protection de l'enfance soutenu par l'UNICEF à Gabtoli, Dhaka, Bangladesh. © UNICEF/Monir
La pauvreté fait payer un lourd tribut à des millions de familles dans le monde. Actuellement 160 millions d'enfants sont contraints de travailler, et 115 millions d'entre eux exercent un travail dangereux.
L'UNICEF travaille avec des partenaires du monde entier pour réduire le travail des enfants. Nous identifions le travail des enfants, nous nous assurons que les enfants puissent retourner à l'école et nous passons des accords avec les gouvernements et les entreprises afin de réduire cette pratique néfaste.
Khady, 18 ans, originaire du Nigeria, a été enlevée et battue par Boko Haram. Elle a rejoint un centre de réinsertion soutenu par l'UNICEF où elle suit une formation pour devenir couturière. Cela lui permettra d'aider sa mère dans son magasin. © UNICEF/Rooftop Productions
Des milliers d'enfants sont recrutés et utilisés dans les conflits armés dans le monde. Ces garçons et ces filles sont exploités et subissent des abus à grande échelle. On les appelle souvent "enfants soldats", mais ce terme ne couvre pas toute l'étendue du problème. Les enfants ne sont pas seulement utilisés pour combattre, mais aussi comme éclaireurs, cuisiniers, porteurs, gardes, messagers, etc. Les filles, en particulier, sont victimes de violences sexuelles.
Chaque année, l'UNICEF fait libérer des milliers d'enfants de l'armée ou de groupes armés et les aide à se réinsérer dans la société et à retrouver leur famille. Nous leur procurons un endroit sûr où ils pourront vivre après leur libération, nous leur apportons un soutien administratif, nous recherchons leur famille, nous les guidons dans le processus de réunification et nous leur apportons un soutien psychosocial. Nous apportons également un soutien spécifique aux victimes de violences sexistes.
Un garçon joue dans un espace ami des enfants aménagé par l'UNICEF sur l'île de Kia, en République des Fidji, après les dévastations causées par le cyclone tropical Yasa. © UNICEF/Stephen/Infinity Images
De plus en plus d'enfants et d'adultes ont besoin de protection dans le monde. Plus de 1,2 milliard de personnes vivent aujourd'hui dans des situations d'urgence complexes et les enfants en sont souvent les principales victimes. Nos programmes d'urgence visent à surveiller les violations graves des droits de l'enfant, à réinsérer dans la société les enfants qui ont été recrutés dans des groupes armés, à réunir les enfants non accompagnés avec leur famille, à informer les enfants des risques liés aux engins non explosés et à prévenir les violences sexistes.
Les enfants exposés à des conflits, des catastrophes naturelles et d'autres crises humanitaires peuvent également subir de graves dommages psychologiques et sociaux. Avec nos partenaires, nous mettons en place des espaces sécurisés où nous organisons des activités destinées à aider les enfants et les jeunes à développer des compétences pour faire face aux situations de crise.
Meimouna, 12 ans, vit dans un camp de réfugiés en Mauritanie. Elle est une excellente élève et a tout pour réussir, mais sa famille l'a déjà promise en mariage à un âge précoce. L'UNICEF travaille avec le gouvernement mauritanien pour mettre fin à cette pratique. © UNICEF/Pouget
Les mariages d'enfants privent les filles de leur enfance et constituent un grand danger pour leur bien-être. Une fois mariées, ces jeunes filles subiront plus rapidement des violences domestiques et abandonneront très souvent l'école. Leur situation économique et leur santé seront souvent plus mauvaises que celles des jeunes filles célibataires du même âge. Enfin, elle transmettront probablement leur situation à leurs propres enfants. Les mariages d'enfants sont donc extrêmement dommageables pour la société à long terme.
L'UNICEF engage un dialogue avec les enfants, les parents et les autorités afin de les sensibiliser aux risques et à toutes les conséquences néfastes du mariage précoce. Nous proposons souvent un soutien financier aux familles afin que leurs enfants puissent rester chez elles et poursuivre l'école.
Bisrat Biru, 40 ans, a participé à des excisions à Dara, en Éthiopie, depuis plus de 20 ans. Elle milite désormais pour mettre fin à cette pratique néfaste. © UNICEF/Tadesse
Bien que l'excision soit internationalement reconnue comme une violation des droits de l'homme, près de 200 millions de filles et de femmes ont été excisées dans le monde. Avec la fermeture des écoles en raison de la pandémie de COVID-19, davantage de filles risquent de devenir les victimes de cette pratique barbare. Expression d'une inégalité flagrante entre les sexes, elle reste profondément ancrée dans certaines communautés alors qu'elle peut entraîner de graves complications au niveau de la santé, voire la mort.
Nous travaillons avec les gouvernements, les communautés, les chefs religieux et d'autres partenaires pour mettre fin aux MGF (mutilations génitales féminines). Nous aidons également les filles à risque de MGF et donnons la possibilité aux victimes d'accéder à des soins appropriés, tout en mobilisant et en sensibilisant les communautés pour changer les normes sociales qui perpétuent cette pratique.
Un garçon montre le voyage qu'il a accompli sur un globe terrestre du centre d'accueil de Sedra, en Bosnie-Herzégovine, soutenu par l'UNICEF. Les enfants non accompagnés et les enfants avec leur famille peuvent y séjourner en bénéficiant de protection et de cours d'éducation non formelle. © UNICEF/Panjeta
Les enfants qui quittent leur foyer en raison d'un conflit, du changement climatique ou qui sont à la recherche d'une vie meilleure sont exposés aux dangers, à la détention, aux privations et à la discrimination. L'UNICEF veille à ce qu'ils soient inclus dans les systèmes nationaux afin qu'ils puissent accéder aux soins de santé et à l'éducation. Nous les protégeons de l'exploitation, faisons entendre leur voix et les aidons à développer des compétences pour construire leur avenir.
D’ici à 2030, l‘UNICEF et ses partenaires souhaitent :