4. Participation
La participation, c’est la clé de voute de nos démocraties. Et alors que les adultes sont encouragés à participer aux débats, aux actions volontaires et aux manifestations, la participation des enfants et des jeunes n'est souvent pas suffisamment prise au sérieux. C’est pourtant aussi en permettant aux jeunes de développer au plus tôt leur esprit critique, en leur ouvrant la voie du dialogue démocratique et en créant de véritables espaces de participation que les enfants contribuent à la construction d’une société plus solidaire et respectueuse des droits humains.
À l’école, les enfants et les jeunes aimeraient également être entendus. Ce manque de considération à l’égard des jeunes et de leurs avis, même pour des décisions qui les concernent directement, se retrouve dans de nombreux domaines. En Flandre, une étude du Kinderrechtencommissariaat a montré que sur 40 juges interrogé·es, seulement 27% donnaient suite aux demandes d’enfants désirant être entendus dans une affaire de divorce. Ainsi, seuls 7,2% des jeunes européens pensent pouvoir avoir un impact concret sur les enjeux sociétaux alors que 76% estiment ne pouvoir en avoir aucun.
Les jeunes s'intéressent néanmoins au monde qui les entoure et choisissent d'y participer, comme le démontre notamment le succès des marches pour le climat. Les jeunes de moins de 18 ans représentent environ un cinquième de la population et sont les plus grands experts en ce qui concerne leur propre expérience. Ils n'ont pourtant pas le droit de vote, à l'exception des jeunes de 16 et 17 ans pour les élections européennes. Il est important de s’intéresser à comment la participation relative aux enfants pourrait être davantage ancrée dans la législation.
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