Mise à jour : 26 février 2026
À Toamasina, principal port de Madagascar et région la plus touchée par le cyclone, des milliers de personnes ont dû fuir leur maison pour se réfugier dans des centres d’accueil déjà surpeuplés. Plus de 16.000 personnes ont été déplacées, dont 6.000 enfants. Ces familles sont exposées à la violence, à l’exploitation, au risque de séparation et à de lourds traumatismes psychologiques.
Les coupures de courant généralisées ont perturbé l’approvisionnement en eau de la ville, augmentant fortement le risque d’épidémies et de maladies hydriques. Deux hôpitaux universitaires et 21 centres de santé ont été endommagés, ce qui a notamment compromis la chaîne du froid des vaccins et entravé l’accès aux soins essentiels.
Parallèlement, 35 écoles ont été endommagées, 563 salles de classe ont perdu leur toit et 218 ont été entièrement détruites. De nombreux·ses enfants se retrouvent donc aujourd’hui sans lieu d’apprentissage sûr. Le cyclone Gezani frappe alors que le pays fait déjà face aux conséquences du cyclone Fytia, survenu plus tôt ce mois-ci, ainsi qu’à l’épidémie persistante de mpox (variole du singe) dans le nord-ouest du pays. Ces crises successives mettent fortement à l’épreuve la capacité de réponse nationale et les services essentiels.