Séismes
dévastateurs
au Venezuela

Le soir du 24 juin, le Venezuela a été frappé par deux puissants séismes d’une magnitude de 7,2 et 7,5. Environ 1,8 million de personnes, dont 680.000 enfants, ont un besoin urgent d’aide humanitaire. L’UNICEF est présent sur place pour soutenir les familles.

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Actualité 25 juin 2026

Mise à jour : 15 juillet 2026

À Caracas (capitale du Venezuela), des secousses prolongées ont été ressenties, entraînant des évacuations massives et d’importants dégâts aux bâtiments et aux infrastructures.

Au 12 juillet, les autorités faisaient état de plus de 4.561 décès, 16.740 personnes blessées, des dizaines de milliers portées disparues et 17.907 privées de logement. Les chiffres devraient encore augmenter dans les semaines à venir et les besoins restent immenses pour les enfants et les familles touché·es par la catastrophe.

En raison des répliques persistantes (plus de 1.200 depuis la catastrophe), les populations sont toujours en danger et les évaluations des dégâts se poursuivent. Dans les heures et les jours à venir, les familles risquent d’être blessées, séparées, déplacées et de souffrir de détresse psychologique. Quant aux services essentiels, ils pourraient être gravement perturbés ou interrompus. Au total, 1,8 million de personnes, dont 680.000 enfants, ont un besoin urgent d’aide humanitaire.

Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent et ont jusqu’à présent permis de secourir plus de 6.460 personnes. Pour les enfants, les risques vont désormais bien au-delà de l’impact initial : accès limité aux soins de santé, manque d’eau potable, interruption de la scolarité et séparation prolongée des familles.

  • Plus de 856 bâtiments ont été endommagés, dont 190 complètement détruits.
  • Jusqu’à 38 hôpitaux ont été endommagés, perturbant ainsi la prise en charge des enfants et des femmes enceintes ;
  • 432 écoles ont été endommagées dans le seul district de la capitale, soit environ un tiers des établissements scolaires de la zone. Certaines écoles, actuellement utilisées comme centres d’hébergement d’urgence, devront être libérées et remises en état avant la rentrée scolaire de septembre ;
  • Près de 19.600 personnes déplacées vivent dans des camps temporaires.

Ce que fait l'UNICEF sur place

Deux semaines après les séismes, l’UNICEF intensifie son aide humanitaire et assure notamment :

  • Des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) dans trois camps temporaires, bénéficiant à plus de 3.500 personnes ;
  • Une fourniture quotidienne de 80.000 litres d'eau potable dans les camps prioritaires ;
  • Des kits d’hygiène ont également été distribués à plus de 6.900 personnes vivant dans les camps temporaires ;
  • Des équipes de santé mobiles ont été déployées dans les zones sinistrées et ont déjà fourni des soins médicaux à plus de 3.100 personnes.
  • Des « Espaces amis des enfants » dans quatre camps temporaires afin de proposer un soutien psychosocial régulier ainsi que des activités récréatives à plus de 890 enfants et adolescent·es ;
  • Un dépistage de la malnutrition chez les enfants et accompagnement nutritionnel des femmes enceintes et allaitantes ;
  • La mise en place d'équipes spécialisées dans la protection de l'enfance ;
  • La formation d'enseignant·es et soutien à la continuité de l'éducation.


L’UNICEF prévoit d’apporter une aide vitale à environ 470.000 personnes, dont 169.000 enfants. Actuellement, au moins 82 tonnes de fournitures d’urgence ont été distribuées. Ces livraisons comprennent des kits de santé d’urgence, des équipements de purification et de stockage de l’eau, des tentes, ainsi que des kits dédiés au développement de la petite enfance et aux activités récréatives.

Des séismes qui s’ajoutent à la crise économique  

Le pays traverse une grave crise économique depuis 2014. En raison d'une inflation persistante et d'un accès limité aux services de base, de nombreuses familles ont du mal à se procurer de la nourriture, de l'eau potable et des médicaments. Les systèmes de santé et d'éducation sont soumis à une forte pression, ce qui expose davantage les enfants au risque de malnutrition et de maladies. 

Les secousses récurrentes, les flux migratoires et la fragilité de certaines infrastructures font que de nombreuses familles ont très peu de capacité de résilience face à une nouvelle catastrophe. Les séismes actuels touchent donc une population déjà en grande difficulté.

Il s’agit d’une urgence humanitaire où chaque minute compte. Après un séisme, les premières heures sont cruciales pour sauver des vies : une aide rapide fait toute la différence.

Vous souhaitez en savoir plus sur la crise climatique et ses conséquences sur les droits des enfants ?

Écoutez dès lors le deuxième épisode de ‘Time to Talk’.

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