Moyen-Orient :
Des millions d'enfants
sont en danger

La guerre au Moyen-Orient s'aggrave de jour en jour : le bilan humain continue de s'alourdir, tandis que les familles sont confrontées à des bombardements et contraintes de fuir. L'UNICEF appelle à un cessez-le-feu immédiat et à un accès sûr et sans entrave à l'aide humanitaire. 

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Actualité 1 mar 2026

Mise à jour : 16 juillet 2026

La récente escalade militaire au Moyen-Orient met en péril la vie de millions d’enfants, notamment en Iran, au Liban et en État de Palestine. En recherche de sécurité, des enfants et leurs familles fuient précipitamment, tandis que les systèmes de santé sont soumis à une pression extrême. Les hôpitaux et les services médicaux ont été endommagés, compromettant de plus en plus l’accès aux soins essentiels.

Depuis le 23 février 2026, plus de 2.100 enfants ont été tué·es ou blessé·es. 206 enfants ont déjà perdu la vie en Iran et 118 au Liban, 4 en Israël et 1 au Koweït, ce qui représente en moyenne 87 enfants tué·es ou blessé·es chaque jour depuis le début du conflit. À noter que ces chiffres devraient encore augmenter à mesure que les violences se poursuivent.

La persistance des combats contraint les familles à abandonner leurs foyers. Avant même l'escalade de la violence, près de 44,8 millions d’enfants vivaient déjà dans des zones de conflit au Moyen-Orient. Aujourd’hui, beaucoup sont à nouveau déplacé·es, privé·es d’accès aux services de base et contraint·es de grandir dans des conditions dangereuses et instables. Les écoles sont endommagées ou totalement détruites, interrompant la scolarité et exposant toute une génération d’enfants à un risque de retard éducatif.
 

Conséquences mondiales

Au-delà des impacts directs sur les familles de la région, le conflit au Moyen-Orient provoque également un choc économique mondial qui menace les enfants bien au-delà des zones de guerre. Selon une nouvelle analyse de l'UNICEF, jusqu'à 23,4 millions d'enfants supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté monétaire d'ici la fin de l'année si les hostilités se poursuivent.

Les perturbations des échanges commerciaux et du transport maritime, notamment dans le détroit d'Ormuz, entraînent une hausse des prix de l'alimentation, de l'énergie et des biens essentiels. Dans de nombreux pays, les familles les plus à risque voient leur pouvoir d'achat diminuer, ce qui compromet leur capacité à nourrir leurs enfants, à les envoyer à l'école ou à leur garantir l'accès aux soins de santé.

L'UNICEF estime qu'un scénario de perturbations modérées pourrait déjà faire basculer 18,3 millions d'enfants supplémentaires dans la pauvreté. Dans un scénario plus sévère, ce chiffre atteindrait 23,4 millions. L'Afrique et l'Asie représenteraient près de 80 % de cette augmentation mondiale de la pauvreté infantile.

Les conséquences sont déjà visibles dans plusieurs pays : en Somalie, le prix du carburant a plus que doublé en quelques jours, faisant grimper le coût de l'alimentation, de l'eau et de l'aide humanitaire. En Éthiopie, l'augmentation du prix du diesel complique l'acheminement de l'aide aux communautés les plus isolées. Au Nigeria et au Bangladesh, la hausse du coût de la nourriture et des transports réduit encore davantage les ressources des ménages à faibles revenus.

Cette situation risque d'annuler des années de progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté des enfants. Sans mesures rapides et ciblées, des millions d'enfants pourraient voir leur accès à l'alimentation, à l'éducation, aux soins de santé et à la protection se détériorer durablement.

Ce que fait l'UNICEF sur place

L’UNICEF est présent depuis longtemps dans ces pays et continue d’apporter une aide vitale aux familles affectées via :

  • Une assistance humanitaire essentielle – notamment en eau, en nourriture et en fournitures médicales – à plus de 151.000 personnes déplacées, réparties dans plus de 250 centres d’accueil et zones difficiles d’accès ;
  • Un accès à l’eau potable et à des installations sanitaires dans 188 centres d’accueil pour 46.000 personnes ;
  • Un soutien nutritionnel visant à prévenir la malnutrition infantile, comprenant notamment plus de 221.000 paquets de biscuits énergétiques et 144.000 compléments alimentaires destinés aux enfants ;
  • La distribution de matériel pédagogique à plus de 13.000 enfants au sein de centres d’hébergement ;
  • Une aide médicale d’urgence et des interventions vitales pour les enfants blessé·es.

Nous appelons à trois actions prioritaires : 

  1. L'arrêt immédiat des hostilités et la protection des civil·es, en particulier des enfants, et des infrastructures, conformément au droit international humanitaire ;
  2. Un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave afin de permettre aux organisations de continuer à fournir un soutien vital aux familles touchées ;
  3. Un soutien financier urgent pour renforcer la réponse humanitaire et continuer à venir en aide aux enfants dans le besoin.


Par ailleurs, l'UNICEF appelle les gouvernements et les institutions financières internationales à protéger les enfants contre les effets économiques du conflit. Cela passe notamment par le maintien du financement des services essentiels, le renforcement des systèmes de protection sociale et la garantie d'un accès abordable à la santé, à l'éducation, à la nutrition et aux services de protection de l'enfance.

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