Mise à jour : 24 février 2026
À en croire les chiffres du rapport « 25 ans de travail en faveur des enfants dans les conflits armés » de l’UNICEF, publié en juin 2022 et que vous pouvez télécharger gratuitement dans cet article, plus de 93.000 cas de recrutement et d’utilisation d’enfants dans des conflits ont été vérifiés entre 2005 et l’écriture du rapport.
À noter qu’il s’agit uniquement des cas vérifiés et que leur nombre dans la pratique est beaucoup plus élevé, bien que difficilement quantifiable. Quant à la dernière estimation du Red Hand Day (Journée internationale de lutte contre l'utilisation des enfants dans les groupes armés), elle se situe aux alentours des 250.000 enfants dans le monde qui seraient encore enrôlé·es dans des groupes armés. Des chiffres parfois incertains, mais qui attestent néanmoins de l’ampleur du fléau.
Au cours des dernières années, une moyenne de 8.756 enfants recruté·es (par an) a cependant pu être établie par les Nations Unies. Il existe différentes raisons pour lesquelles ces enfants sont associé·es de force : certain·es sont enlevé·es, menacé·es ou manipulé·es par des acteurs armés. D’autres sont poussé·es par la pauvreté, la responsabilité de subvenir aux besoins de leur famille, l’instinct de survie ou encore le besoin de protéger leur communauté. Ces enfants sont alors utilisé·es pour exercer diverses fonctions : combattant·es, gardes, espion·nes, porteur·euses…
Et si la majorité a entre 15 et 18 ans, il n’est pas rare de voir des enfants âgé·es de 6 ou 7 ans dans les rangs des conflits armés. En 2020, près d’un·e de ces enfants sur trois a été affecté·e à des rôles de combat, augmentant ainsi le risque d’être tué·e ou mutilé·e.