Guerre au Yémen :
un conflit tombé
dans l'oubli

La guerre qui s'est déclarée au Yémen, le 25 mars 2015, a mis plus de 18 millions de personnes sous perfusion humanitaire. Faute de solution politique, les perspectives de la population yéménite sont chaque jour plus réduites. Sans accès à des services de base, la vie et la santé de millions d'enfants sont menacées. 

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Actualité 25 mar 2024

Mise à jour : 13 avril 2026

Après des années de conflit, la situation demeure extrêmement difficile pour des millions d’enfants. Quant aux besoins humanitaires, ils restent immenses. En 2024, la crise s’est encore aggravée sous l’effet de plusieurs facteurs combinés : des perturbations commerciales, une forte inflation dans les zones contrôlées par le gouvernement, une crise bancaire persistante, ainsi qu’une baisse de l’aide humanitaire liée aux difficultés économiques mondiales et à d’autres crises internationales.

Ces évolutions ont lourdement affecté les conditions de vie de la population. Près de 20 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’aide humanitaire, dont 10,8 millions d’enfants. La faim et les risques en matière de protection s’intensifient, entraînant des déplacements massifs et la perte des moyens de subsistance pour de nombreuses familles.


Environ 500.000 enfants ont urgemment besoin d'un traitement contre la malnutrition aiguë sévère (forme la plus mortelle de malnutrition). Chaque minute compte puisque ces enfants présentent un risque de mortalité onze fois plus élevé que celles et ceux en bonne santé. Les conséquences peuvent d'ailleurs être durables : retard du développement cognitif, risque accru de maladies chroniques et perspectives d’avenir fortement compromises.

Parallèlement, 17,8 millions de personnes n’ont pas accès aux soins de santé de base. La situation en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène demeure critique. On estime que 17,4 millions de personnes sont confrontées à des infrastructures défaillantes, ce qui augmente considérablement le risque d’épidémies mortelles.
 

Une éducation perturbée par la destruction des écoles

Actuellement, 4,5 millions d’enfants sont privé·es d’éducation, certain·es appartenant déjà à la deuxième ou troisième génération sans accès à aucune forme d’enseignement. À cela s’ajoute le fait que plus de 2.426 écoles ont été endommagées, détruites ou détournées de leur usage. Cette crise compromet gravement l’accès des enfants à une éducation de qualité.

On estime que 7,4 millions d’enfants ont un besoin urgent de services de protection. Iels sont exposé·es à des risques accrus, notamment le travail des enfants, les mariages précoces, la violence sexiste, le recrutement par des groupes armés et le danger lié aux mines.

Ce que fait l'UNICEF sur place

  • Nous soutenons 3.200 établissements de santé, permettant à 4,6 millions de femmes et d'enfants d'accéder à des soins ;
  • 4,9 millions d'enfants de moins de cinq ans ont été dépisté·es contre la malnutrition ;
  • Les investissements dans les infrastructures d'eau ont bénéficié à plus d'un million de personnes confrontées à de graves pénuries ;
  • Les enfants souffrant de malnutrition sévère ont eu accès à des soins dans des centres de nutrition thérapeutique ;
  • Plus de 116.000 enfants (dont 45 % de filles) ont bénéficié d'une éducation, notamment grâce à des programmes d'apprentissage alternatifs et à la réintégration dans l'enseignement. 

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les crises humanitaires et leur lien étroit avec les droits de l'enfant ?

Écoutez le troisième épisode de notre podcast « Parlons-en ! »

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