Les Rohingyas au sein du plus grand camp de réfugiés du monde
Le monde entier prend des précautions pour enrayer la propagation du coronavirus (COVID-19). L’une d’elle consiste évidemment à se tenir à distance les uns des autres.
Pour les Rohingyas réfugiés au Bangladesh, dans le plus vaste camp du monde, une telle mesure est plus facile à énoncer qu’à réaliser. Le risque d’épidémie est du reste toujours très élevé dans les camps de réfugiés. La majeure partie des 850.000 réfugiés rohingyas, dont plus de la moitié sont des enfants, vivent dans de petites huttes de bambous recouvertes de bâches. Ces habitations de fortune offrent bien peu de protection face aux dangers de l’extérieur et a fortiori contre des micro-organismes extrêmement virulents.
Cela ne signifie pas pour autant que les habitants du Cox’s Bazar ne peuvent prendre aucune mesure préventive pour réduire les risques de contamination par le coronavirus. Beaucoup d’enfants ont déjà adopté une mesure-clé pour se protéger : le lavage régulier et méthodique des mains.