Mise à jour : 18 mai 2026
En date du 9 avril, l’escalade des hostilités au Liban aurait fait au moins 2.196 mort·es, dont 172 enfants. Malgré un cessez-le-feu déclaré le 17 avril 2026, au moins 59 enfants auraient été tué·es ou blessé·es. Ce nombre élevé de victimes parmi les enfants intervient alors que les frappes aériennes dans le sud du Liban, à Beyrouth et dans la Bekaa s'étendent à de nouvelles zones, comme le district de Saïda, contraignant de plus en plus de personnes à fuir à nouveau. Beaucoup vivent dans des centres d’accueil surpeuplés ou dans des conditions précaires.
Cette escalade de la violence a d'ailleurs provoqué un déplacement massif et extrêmement rapide de la population. En seulement trois semaines, plus de 370.000 enfants ont été contraint·es de fuir leur domicile, soit une moyenne de 19.000 enfants déplacé·es chaque jour. Au total, près de 20 % de la population libanaise – plus d’un million de personnes – a été déplacée, souvent pour la deuxième, troisième ou quatrième fois. Faute de structures d’accueil, certaines dorment sans protection et des milliers d’autres restent bloquées dans des zones difficiles d’accès. Beaucoup sont incapables de partir en raison de la dangerosité de la situation, du manque de moyens de transport ou de la crainte de perdre leur maison et leurs revenus.
Cette nouvelle vague de déplacements survient alors que les enfants n’ont pas encore pu se remettre de la précédente escalade il y a 15 mois. Parallèlement à l'impact des bombardements et des frappes aériennes, on estime que 770.000 enfants sont soumis·es à un stress intense. Les enfants et les personnes qui s'en occupent signalent des symptômes liés au stress post-traumatique et au deuil, notamment des cauchemars, de l'insomnie et un sentiment de désespoir. Sans soutien psychologique, ces enfants risquent de souffrir de troubles psychologiques tout au long de leur vie.