Près de 50 % des enfants
sont exposé·es à au moins
trois menaces simultanées

1,1 milliard d’enfants, soit près de la moitié des enfants de la planète, sont désormais exposé·es à au moins trois aléas climatiques simultanés, une situation qui menace leur santé, leur éducation et leur survie, selon un nouveau rapport de l’UNICEF publié aujourd’hui. En Belgique plus de 2 millions d’enfants sont exposé·es aux vagues de chaleur et à la pollution de l’air.

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Communiqué de presse 15 juin 2026

Bien que la chaleur extrême soit souvent associée aux régions  équatoriales, nos données montrent que la plus forte exposition à la  sévérité des vagues de chaleur se concentre aux latitudes plus  élevées, notamment en France, en Italie et dans la Fédération de  Russie. En examinant l’exposition relative aux vagues de chaleur  sévères, plusieurs pays se distinguent : plus de 90 % des enfants y  sont exposé·es à des températures nettement supérieures à la  moyenne locale, notamment au Bélarus, en Belgique, au Luxembourg et en Moldavie.  

En Belgique, 2.279.429 enfants sont exposé·es à la pollution de l’air : notre pays affiche un score de pollution de l’air de 8,54 sur 10  (extrêmement élevé). La pollution de l’air menace la santé des enfants  et constitue le principal facteur de risque environnemental. Les  enfants sont particulièrement sensibles aux effets de la pollution  de l’air en raison de leurs caractéristiques physiologiques et de leur  développement. En 2023, la pollution de l’air était le deuxième facteur  de risque de mortalité dans le monde chez les enfants de moins de  cinq ans, après la malnutrition.

Les enfants ne sont pas de petit·es adultes : leur corps est en pleine  croissance, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux  dommages à long terme causés par l’inhalation de toxines. Les poumons, les voies respiratoires et le système immunitaire d’un  enfant continuent de se développer jusqu’au début de l’âge adulte.  Leurs voies respiratoires, plus étroites, peuvent être plus facilement  enflammées, obstruées ou endommagées par les polluants,  augmentant le risque de développer de l’asthme ou d’autres maladies  respiratoires. Ces effets sont encore aggravés chez les enfants en  situation de handicap ou souffrant de problèmes de santé  chroniques.

Cette analyse entend aider les gouvernements et les décideur·euses à adapter leurs plans nationaux et à investir plus efficacement dans des services résilients aux changements climatiques. Lorsque nous renforçons les systèmes de santé et d’éducation, et améliorons les infrastructures au bénéfice des enfants, nous les protégeons des menaces climatiques actuelles tout en les aidant à construire leur avenir.

Christèle Devos, directrice générale d’UNICEF Belgique

S’appuyant sur les dernières données disponibles, le « Rapport 2026 sur les risques climatiques pour les enfants » cartographie l’exposition de ces dernier·ères à huit des menaces climatiques les plus fréquentes, à savoir les inondations côtières, les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les incendies, les vagues de chaleur, les inondations fluviales, les tempêtes de sable et de poussière et les tempêtes tropicales. L’analyse révèle de manière inédite et avec précision où, et avec quelle intensité, ces aléas multiples et simultanés affectent les enfants et les services essentiels dont iels dépendent, tout en appelant les gouvernements à prendre des mesures concrètes pour y faire face.  

Au Sahel, l’une des régions les plus durement frappées, plus de 4 millions d’enfants sont exposé·es simultanément aux vagues de chaleur, aux chaleurs extrêmes et aux tempêtes de sable et de poussière. Par ailleurs, dans plusieurs pays d’Asie, comme le Bangladesh, le Myanmar et le Pakistan, les enfants sont confronté·es à un nombre encore plus élevé d’aléas climatiques simultanés, lesquels enregistrent de surcroît une intensité supérieure à celle observée dans toute autre région du globe.
 

Les pays à revenu élevé ne sont pas épargnés

En Italie, par exemple, plus de 6 millions d’enfants sont régulièrement exposé·es à des vagues de chaleur et à des sécheresses prolongées, selon le rapport. Toutefois, le pays illustre clairement la manière dont les investissements en faveur de l’adaptation aux changements climatiques peuvent contribuer à atténuer certains risques pour les enfants, tout en soulignant la nécessité de prendre des mesures supplémentaires à mesure que la crise s’intensifie.

Les pays à revenu élevé ne sont pas épargnés non plus par ces chocs climatiques simultanés. En Italie, par exemple, plus de 6 millions d’enfants sont régulièrement exposé·es à des vagues de chaleur et à des sécheresses prolongées, selon le rapport. Toutefois, le pays illustre clairement la manière dont les investissements en faveur de l’adaptation aux changements climatiques peuvent contribuer à atténuer certains risques pour les enfants, tout en soulignant la nécessité de prendre des mesures supplémentaires à mesure que la crise s’intensifie.

L’étude avertit par ailleurs que sans mesures urgentes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les aléas climatiques continueront de gagner en fréquence et en intensité, et ainsi à exercer une pression croissante sur les budgets publics et les systèmes essentiels, une situation qui pourrait avoir des effets profondément délétères sur le bien-être des enfants. Pour protéger les droits des enfants face aux menaces climatiques et adapter les systèmes aux transformations environnementales en cours, l’UNICEF appelle par conséquent les gouvernements, les entreprises et l’ensemble des parties prenantes à :

  • Réduire les émissions et à prendre des mesures ambitieuses pour respecter les engagements internationaux existants, lesquels s’appuient sur les dernières connaissances scientifiques disponibles, et notamment à sortir au plus vite des combustibles fossiles afin d’opérer une transition juste vers les énergies renouvelables ;
     
  • Protéger les enfants au moyen de mesures d’adaptation au dérèglement climatique qui soient inclusives et de stratégies en matière de pertes et de préjudices qui privilégient la résilience des services sociaux, tout en veillant à ce que les enfants et les services essentiels à leur bien-être soient prioritaires dans les plans nationaux d’adaptation, les stratégies sectorielles et les plans de préparation et d’intervention en cas de catastrophe ;
     
  • Donner aux enfants et aux jeunes les moyens de participer de manière pertinente à l’action climatique en investissant en faveur de l’éducation, des connaissances et des compétences vertes et en renforçant la capacité des décideur·euses et des expert·es à respecter le droit des enfants à être entendu·es, à s’exprimer et à participer aux décisions qui les concernent.
UNICEF

The Children's Climate Risk Report

Année de publication : 2026

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