" Je pensais que j’allais connaître une mort très pénible, dans une solitude complète. Tout le monde, même ma maman, s’est détourné de moi. Du jour au lendemain, le directeur de mon école m’a fait savoir que je n’étais plus la bienvenue et qu’il était préférable que je reste chez moi pour ne pas contaminer les autres étudiantes. A ce moment-là, j’ai perdu pied, le monde s’écroulait autour de moi et j’étais désespérée. J’adorais aller à l’école et j’avais plein de rêves."
Ma grand-mère était la seule qui voulait encore bien m’embrasser. Personne d’autre n’osait me toucher. Elle m’a toujours aimée de façon inconditionnelle. Je suis donc allée vivre chez elle.
Dans mon village, qui se trouve à deux heures de route de Windhoek, la capitale de Namibie, il était difficile de trouver un traitement pour ralentir ma maladie et c’était fort cher. Pour une ado comme moi, il n’y avait donc ni aide ni compréhension.