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Choisissez un autre navigateur :Dix ans après son indépendance, le Soudan du Sud connaît une crise humanitaire sans précédent. Victime du réchauffement climatique, le pays connaît régulièrement de graves inondations qui obligent de nombreuses personnes à fuir. Le conflit en cours, des voies de communication rudimentaires et la COVID-19 qui s'est installée rendent la situation encore plus complexe.
Les graves inondations obligent les gens à fuir et à quitter leur maison. La destruction des cultures par les eaux de crue, créent une situation d'insécurité alimentaire.
Les routes sont souvent impraticables en raison des mauvaises conditions météo. Dès lors l'accès à des services de base tels que les soins de santé devient plus complexe. Beaucoup de latrines sont endommagées par la crue des eaux et contaminent de ce fait les sources d'eau ouvertes. Elles vont favoriser la propagation de maladies d'origine hydrique et les diarrhées. Victimes de nombreux épisodes de diarrhée, les enfants risquent alors de souffrir plus vite de malnutrition aiguë sévère. Enfin, les eaux stagnantes vont attirer les moustiques vecteurs de la malaria.
L'augmentation des pluies et des sécheresses oblige les éleveurs à déplacer leurs troupeaux et à les faire paître plus loin sur des terres plus sûres et plus vertes. Ce faisant, ils se déplacent parfois vers des zones situées en dehors de leurs limites habituelles. De tels déplacements provoquent alors des conflits entre éleveurs lorsqu'ils se disputent les mêmes terres.
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Au Soudan du Sud, nous souffrons du changement climatique. Nous y sommes confrontés dans notre vie quotidienne. De nombreuses régions sont inondées et beaucoup d'enfants meurent dans les inondations. Comme il y a de moins en moins d'arbres, la fréquence des inondations ne fait qu'augmenter. Les sécheresses rendent l'accès à la nourriture de plus en plus difficile. Les plantes et les cultures meurent.
Jonglei et Pibor sont les régions les plus touchées. Elles sont confrontées à des graves inondations depuis deux ans. Près de 600.000 personnes ont été contraintes de quitter leur foyer et ont tout perdu. Les murs en terre de leurs maisons ont été emportés, leur bétail s'est dispersé et les eaux de crue ont partiellement détruit leurs cultures.
Ce sont également les régions où les violences se sont intensifiées depuis février 2020. De nombreuses familles ont dû fuir non pas une, mais plusieurs fois en raison des combats récurrents. Puis, ce furent les inondations...
Christine Ochieng, responsable WaSH pour l'UNICEF au Soudan du Sud, regarde des enfants puiser de l'eau à Yambio.
Avec nos partenaires, nous veillons à ce que les populations disposent d'eau potable. Pour ce faire, nous distribuons des tablettes désinfectantes et des seaux pour purifier l'eau. Nous construisons des latrines communales pour les personnes déplacées et pour les communautés qui les accueillent. Nous distribuons également des articles d'hygiène, tels que du savon et des réservoirs d'eau, et réparons des puits pour garantir un accès sûr à l'eau potable.
Assise sur les genoux de sa maman, Jenty mange une pâte nutritionnelle thérapeutique, dans un centre de nutrition à Yambio, au Soudan du Sud. - © UNICEF/UN0372537/Ryeng
L'UNICEF veille à ce que les services essentiels de santé et de nutrition continuent de fonctionner. Pour cela, nous négocions de nouveaux terrains qui ne sont pas inondés pour y installer des cliniques temporaires, et nous fournissons des tentes et des provisions de nourriture. Nos équipes traitent les enfants qui souffrent de malnutrition et expliquent aux familles comment elles peuvent dépister elles-mêmes les premiers signes de ce mal en mesurant la circonférence du bras des enfants.
Chogi James Thoh a 10 ans. Il lit un livre dans le camp de protection des civils (PoC) de Malakal, au Soudan du Sud. Grâce à l'UNICEF, il a retrouvé sa mère dont il avait perdu la trace il y a plus de cinq ans. © UNICEF/Naftalin
Avec nos partenaires, nous recherchons les proches des enfants qui ont été séparés de leur famille lors des inondations ou durant le chaos généré par le conflit. 7.861 enfants se trouvent actuellement dans cette situation.
75 sachets d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi (RUTF) sont prêts à être livrés à une organisation partenaire JAM. © UNICEFSouthSudah/Hill
Nous restons à l'écoute des besoins des communautés et nous nous assurons d'être prêts ensemble afin de pouvoir répondre à une nouvelle urgence. Nos équipes se sont approvisionnées en produits essentiels tels que des aliments thérapeutiques, des antibiotiques, des moustiquaires, des seaux et du savon.
Baba Luka, l'un de nos collaborateurs, explique que les zones de stockage de l'UNICEF sont également sujettes aux inondations et que les murets de protection doivent être soigneusement entretenus. "Nous devons également nous adapter aux inondations et nous assurer de toujours pouvoir rester opérationnels", dit-il.
Bosco, notre spécialiste de la nutrition sur place, confirme cela: "Nous avons tiré les leçons du passé. Nous savons à quoi nous attendre et comment nous préparer avec les ressources dont nous disposons.