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Choisissez un autre navigateur :Chaque enfant a accès à une protection sociale inclusive et vit à l'abri de la pauvreté.

Chaque enfant a le droit de réaliser son plein potentiel et d'avoir la possibilité de s'épanouir. Mais l'extrême pauvreté empêche des millions d'enfants d'y parvenir.
Avec la succession des différentes crises auxquelles le monde est confronté, la pauvreté, les inégalités et l'injustice sociale se sont encore accrues. Plus de 700 millions de personnes vivent dans une situation d'extrême pauvreté et les enfants sont touchés de manière disproportionnée. Bien qu'ils ne représentent qu'un tiers de la population mondiale totale, ils constituent la moitié de ceux qui doivent survivre avec à peine un peu moins d'1,90 dollar par jour.
On estime à 1 milliard le nombre d'enfants qui souffrent de pauvreté multidimensionnelle dans le monde, ce qui signifie qu'ils n'ont pas accès à des services de base tels que l'éducation, les soins de santé, le logement, la nutrition, l'hygiène ou l'eau potable. Les effets de la COVID-19 ont également fait basculer 100 millions d'enfants supplémentaires dans la pauvreté multidimensionnelle après 25 années de progrès constants à l'échelle mondiale.
356 millions d'enfants vivent dans une situation d’extrême pauvreté.
1 milliard enfants sont touchés par la pauvreté multidimensionnelle
Même dans les pays les plus riches du monde, on constate qu'un enfant sur sept vit dans la pauvreté. Dans l'Union européenne, un enfant sur quatre est menacé de pauvreté.
Où qu'ils vivent, les enfants qui grandissent dans la pauvreté en subissent les conséquences tout au long de leur vie. Ils souffrent de leur faible niveau de vie, développent moins de compétences sociales, cognitives et physiques et auront moins de revenus par la suite. Les inégalités font que la pauvreté se transmet de génération en génération. Les conséquences sur la société dans son ensemble sont également très préjudiciables.
Pourtant, l'éradication de la pauvreté infantile ne figure pas encore parmi les priorités essentielles de la communauté internationale
Tous les enfants ont et doivent avoir les mêmes droits. Aucun enfant ne doit être traité injustement, sur quelque base que ce soit : son lieu d'habitation, le métier de ses parents, sa langue, sa religion, sa culture, son sexe, sa santé physique ou mentale, sa situation de richesse ou de pauvreté, ...
Arina, 13 ans, tient dans ses bras son petit frère Daniil. Avec leur mère, leur beau-père et leurs deux sœurs, ils partagent un petit appartement de deux pièces à Nur-Sultan, au Kazakhstan. Au cours des dix dernières années, le Kazakhstan a fait des progrès significatifs dans la réduction de la pauvreté. Cependant, de nombreuses familles vulnérables passent encore entre les mailles du filet. En 2019, l'UNICEF a lancé un programme "cash plus", en collaboration avec le Ministère du travail et de la protection sociale. Ces transferts d'argent sont assortis de séances d'information et de formation à l'intention des bénéficiaires afin d'en maximiser l'impact positif sur la pauvreté des enfants.
Avec nos partenaires, nous nous engageons à sensibiliser le monde à la pauvreté des enfants et à accélérer les efforts internationaux visant à mettre fin à l'extrême pauvreté et visant à réduire de moitié la pauvreté multidimensionnelle des enfants d'ici à 2030.
C'est pourquoi nous travaillons avec les gouvernements pour faire de la lutte contre la pauvreté des enfants une priorité, pour renforcer les systèmes de protection sociale afin de soutenir les enfants et les familles, pour éliminer les normes discriminatoires liées au genre et pour favoriser la mise en place de programmes inclusifs. Nous nous engageons également à rendre les enfants touchés par la pauvreté beaucoup plus visibles grâce à la collecte et à l'analyse de données mondiales et à la mesure de la pauvreté des enfants sous tous ses aspects.
Dans le sud de Madagascar, Raharisoa vient de bénéficier d'une aide en espèces grâce au projet "Zara Mira", soutenu par l'UNICEF. Cette aide matérielle lui permettra de vivre avec ses enfants porteurs d'un handicap dans la dignité et le bonheur. - © UNICEF/UN0622833/Ralaivita
La protection sociale couvre l'ensemble des politiques et programmes nécessaires pour réduire les effets de la pauvreté et de l'exclusion tout au long de la vie, garantir l'accès aux services sociaux et aux soins, et accroître la résilience des familles.
Elle permet aux familles d'éviter de tomber dans une pauvreté profonde et de développer des stratégies d'adaptation négatives, telles que le mariage précoce de leurs enfants ou leur utilisation pour contribuer au revenu familial.
Grâce à une expertise acquise sur de nombreuses années, l'UNICEF est devenu un partenaire durable et de confiance de nombreux gouvernements et d'organisations très diverses. Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires afin de renforcer et d'étendre les systèmes de protection sociale, pour les rendre inclusifs, flexibles et respectueux du genre. Nous voulons également que les enfants soient reconnus comme des bénéficiaires prioritaires pour l'allocation des ressources et des investissements dans tous les secteurs sociaux.
Des mesures telles que les aides en espèces, les allocations familiales, les repas scolaires sains et équilibrés ou encore les programmes de développement des compétences aident les familles à satisfaire leurs besoins fondamentaux, à organiser la garde de leurs enfants et à faire accéder ceux-ci à des soins de santé, à une alimentation saine et à une éducation de qualité. Ainsi, tous les enfants, quelles que soient les circonstances dans lesquelles ils sont nés, ont une chance équitable dans la vie.
Deux équipes s'affrontent lors du match final du championnat national de football pour les filles de moins de 16 ans, au Bangladesh. L'UNICEF et la Fédération de football du Bangladesh ont lancé ensemble un programme national de recherche de talents pour les adolescentes afin de lutter contre les normes discriminatoires liées au genre qui empêchent les filles de faire du sport. © UNICEF/UN0482212/Satu
Les inégalités entre les sexes sont une réalité quotidienne pour les filles et les garçons. Par l'intermédiaire de leurs parents, des personnes qui s'occupent d'eux, de l'école, des enseignants et, de plus en plus, de leurs pairs et des médias, les enfants sont confrontés aux rôles de genre dès leur plus jeune âge.
Les normes discriminatoires liées au genre, c'est-à-dire les règles, croyances et pratiques sociales néfastes et profondément enracinées qui dictent le comportement des personnes en fonction de leur genre, constituent l'un des principaux obstacles empêchant les filles de saisir les opportunités qui se présentent à elles et de réaliser pleinement leur potentiel. Mais les garçons en souffrent également. Les attitudes sociales sur ce que signifie être un homme peuvent favoriser le travail des enfants, la violence des gangs, les abandons scolaires et le recrutement par des groupes armés.
En outre, les normes de genre peuvent également coïncider avec d'autres facteurs de complication, tels que l'âge, le handicap, l'origine, l'orientation sexuelle et l'identité de genre.
Nous organisons, par exemple, des programmes d'éducation parentale pour sensibiliser les adultes aux inégalités entre les sexes. Nous contribuons à l'adaptation des programmes scolaires afin de promouvoir des normes de genre et une socialisation positives. Nous investissons dans des programmes destinés aux adolescentes afin de leur donner les compétences nécessaires pour devenir économiquement indépendantes.
Nous investissons dans des modèles innovants pour protéger les filles, même celles que nous avons le plus de mal à atteindre. Il s'agit par exemple d'espaces virtuels sécurisés et d'applications qui leur permettent de signaler des violences et d'entrer en contact avec des prestataires locaux. Nous nous engageons à prévenir la violence sexiste et des pratiques néfastes, telles que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines. Nous soutenons également les soins relatifs à l'hygiène menstruelle, les soins liés au VIH/SIDA, une assistance psychologique quand elle est nécessaire et bien plus encore.
Omar Faruk, 15 ans, pose pour la caméra avec ses amis à Bhola, au Bangladesh. Il souffre d'un handicap physique et est issu d'une famille disposant de peu de ressources. Omar a suivi un cours de coupe et de couture et a créé sa propre entreprise grâce à un programme de l'UNICEF. Il recourt aussi régulièrement au service de mentorat offert par le programme. © UNICEF/UN0547572/Mawa
Quinze pour cent de la population mondiale - c'est-à-dire plus d'un milliard de personnes - souffrent d'un handicap. Près de 240 millions d'entre eux sont des enfants, soit 1 enfant sur 10 dans le monde. Pour faire valoir leurs droits, ils sont confrontés à de multiples défis qui se renforcent souvent les uns les autres.
La mesure dans laquelle les enfants porteurs d'un handicap ont la possibilité de participer à la société et de mener une vie épanouie dépend des formes de soutiens dont ils bénéficient. Une chose est certaine, les obstacles physiques ou de communication et la discrimination en font l'un des groupes les plus marginalisés et les plus vulnérables.
Nous plaidons en faveur de l'accessibilité et de l'inclusion, conditions préalables à toute vie indépendante et participation réussie à la société pour les enfants et les adultes porteurs de handicap. Notre approche consiste à les inclure dans tous les secteurs des programmes généraux où un soutien et des ressources spécifiques sont fournis.
Nous plaidons, par exemple, en faveur d'une éducation inclusive, nous offrons des formations professionnelles, une aide financière et des conseils aux adolescents porteurs d'un handicap. Nous fournissons des technologies et des services d'assistance aux enfants pour leur permettre d'exercer leurs droits, tels que des fauteuils roulants et des appareils auditifs, du matériel d'apprentissage adapté, des machines en Braille et d'autres matériels. Nous le faisons également dans les situations d'urgence.
Enfin, nous collectons et analysons également des données sur la situation des enfants porteurs de handicap afin de nous assurer qu'ils soient visibles, qu'ils soient pris en compte dans les politiques, que leurs droits soient respectés et leurs voix entendues.
Ces mesures sont conformes à l'objectif de développement durable n° 1